SENSATIONS ET CONFIANCE RETROUVEES

UNE SUPER SORTIE

Samedi 28 février, il faisait 16° et un si franc soleil que ça m’a redonné la pêche et une formidable envie de tout bouffer. J’ai laissé tomber la thermique, les gants chauds et la cagoule, mais j’ai bien sûr conservé les jambières et je suis allé rouler avec plus de conviction que je n’en avais eu depuis longtemps… J’ai rencontré un gars de l’US Créteil avec qui j’ai roulé un moment. Nous avons bien papoté et gentiment roulé mais, comme il revenait de stage et que j’étais plus que frais, j’ai fini par le laisser pour aller tourner les jambes avec des gars plus rapides… Les sensations était bonnes, la vitesse grisante… J’ai placé quelques sprints qui sont tous bien passés. J’étais bien sur le vélo, bien dans ma tête et mon genou me foutait la paix alors, j’ai vraiment pu faire du bon boulot.

jeunes aînés ailés
Comme je reprenais une nouvelle série, j’ai été dépassé par Charlie Connord et Thierry Jollet qui, dans un maillot de l’US Créteil arborant les couleurs de « champion du monde », n’ont qu’à peine détourné la tête pour jeter un coup d’œil sur ce membre de leur Club qu’ils ne connaissaient pas. Ils étaient encore très loin d’être à bloc, mais je me suis bien gardé d’aller me mettre dans leur roue… cette fois-ci. Question de timidité et de fierté. J’espère juste qu’ils apprendront à me connaître, quand je recommencerai à gagner des courses.

la gnaque retrouvée
Car j’ai toujours envie de me frotter aux meilleurs, et la ferme intention de remonter sur un podium pour recevoir des coupes à 20 cents l’unité. Alors je m’entraîne.

j’ai repris le vélo par les cornes
Durant des mois j’ai dû me relever à cause d’une sale pathologie, aujourd’hui, il me semble avoir repris le vélo par les cornes et, le nez sur le guidon, j’ai senti le vent de l’insouciance me souffler de nouveau au visage. Laissant le pathos au logis, j’ai suivi les bons groupes, placé quelques pointes sympathiques et suis revenu au train quand je ne souhaitais pas forcer plus qu’il ne fallait. Sortie gratifiante à renouveler plus souvent.



LE TEAM R.F. PRO

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Une rencontre avec le peloton des gardes républicains…

Le dernier dimanche de janvier, vous ne reconnaitriez plus le Bois de Vincennes. En début d’après-midi, des nuées de véhicules se dirigent alors vers l’hippodrome où doit se dérouler le Grand Prix d’Amérique. Dans l’impossibilité de se garer à proximité du champ de course où ils veulent participer de la légende, et voir autant qu’être vus, une foule disparate longe, à pas précautionneux et huppés, ou à longues enjambées impatientes, les franges des Bois déplumés et frisquets. Dans ce peuple de parieurs discordants, se côtoient yuppies surchics venus -- depuis les quartiers d’affaires de la Défense ou des parages du Palais Brognard -, se commettre dans l’Est parisien et empoussiérer leurs chaussures griffées sur des allées même pas bitumées; des retraités avertis des choses du Turf qui le dimanche vont « aux courses » comme d’autres vont à la messe; des familles profitant de l’événement pour s’octroyer une sortie de « découverte » originale et pleine de pittoresque; des bourges de si hautes lignées qu’ils s’apparentent -- et s’apparient aussi, d’ailleurs -- aux reliquats de feu l’aristocratie…;  et, un peu perdus, des étrangers attirés par la renommée de la réunion.

Républicaine la maréchaussée ?

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l’équipier fantôme de l’US Créteil regarde défiler le peloton homogène de la Garde Républicaine 

Et parce qu’il y a du beau monde, du beau linge et pas mal d’oseille dans les Bois, la maréchaussée est également de sortie ! Que ce soit à pieds, en voiture, montés sur des scooters ou des VTT, le Bois de Vincennes grouille littéralement de policiers ! On se croirait en plein quartier rupin ! Devant l’entrée de l’hippodrome, ils jouent même les larbins pour que les grosses fortunes et les éminences de toute nature puissent garer leurs véhicules de fonction à l’encontre des règles établies. Entre sourire et dégoût, on en vient même à se demander si cette troupe « surnombreuse » obéit encore aux principes républicains…

Gendarmes en grand apparat

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Même en tenue de grand apparat, les gendarmes montés sont eux, et par nature, forcément républicains. Coutumiers des fastes du protocole, habitués à parader lors des cérémonies dans lesquelles la France se doit de rappeler sa grandeur, c’est en bon ordre que ce « peloton » admirable traversait le Bois de Vincennes lorsque nous l’avons rencontré aux abords de la « pyramide ». Compact et solennel, le groupe allait rehausser d’un lustre suranné l’événement hippique de l’année et, même dans ce trajet, il était déjà en représentation. Raides et fiers, casques étincelants, uniformes impeccables, les cavaliers allaient cuisses contre cuisses sur leurs montures superbes et, sur leur passage, les gens réagissaient comme s’ils voyaient passer les coureurs du Tour de France. Comme les autres, sensible à tant de prestance, Thomas qui commençait son échauffement put admirer la cohésion du groupe qu’il croisa ou dépassa plusieurs fois durant son entraînement…

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ATTENTION ! IL REVIENT ! doucement…

 

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LE CHAMPION FANTOME EST DE RETOUR… ENFIN PRESQUE !

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Surveillez vos arrières !
Thomas revient !

Décidément, les saisons se suivent et se ressemblent…

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En septembre 2007, Thomas s’ouvrait la jambe à l’entraînement et devait rester sur la touche durant plusieurs semaines. Pressé de reprendre, Thomas s’entraîna avec acharnement pour progresser, rejoindre et dépasser le niveau de ses concurrents… Sa motivation finit par payer… et par lui jouer des tours puisque, si Thomas parvint effectivement à surclasser les autres compétiteurs de sa catégorie, il finit aussi -- même si son excès de zèle ne fut sans doute pas la seule cause de ses déboires -- par se faire mal.

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En septembre 2008, après qu’on eut diagnostiqué chez lui une pathologie liée à la croissance, Thomas fut littéralement laminé par la brutalité de la généraliste qui l’examina et qui, sans ménagement, lui conseilla d’abandonner toute ambition sportive. En quelques mots, elle lui sabra les jambes et arracha son âme. Elle le laissa effondré car le vélo, c’était toute sa jeune vie, la source de ses plus belles excitations et celle de ses rêves les plus fous…

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La route est encore longue
Jean-Marc Laborderie, médecin sportif, tenta bien, ensuite, de le rassurer sur son état, il lui prodigua, aussi, quelques conseils de bon sens et l’invita à continuer de rouler, d’abord prudemment, puis de remonter doucement en puissance, sans se presser… Mais à sa première sortie, tempérament oblige, Thomas se crut de nouveau tout permis et, plus fringant que jamais, il repiqua d’emblée au truc. Au premier peloton un peu sérieux qui vint le titiller, il enclencha le gros braquet et mena un train d’enfer.

Il arrive parfois qu’un cycliste ait de mauvaises sensations, mais Thomas était encore trop jeune pour les analyser pausément. A 12 ans, malade d’inquiétude, son genou se mit à l’obséder au point que, bientôt, il n’osa plus rouler du tout car, à la moindre sensation un peu bizarre, à la moindre douleur, il se remémorait les augures de la sorcière aux mots cruels. Il fit quelques tentatives avec le peloton des Cristoliens avant de préférer suivre les conseils d’hyper prudence dispensée par la Pythie sans tact. Lui dont les ambitions avaient été immédiates autant qu’incommensurables -- il voulut d’abord faire de bons entraînements, puis bien se placer lors de la course à venir avant de vouloir l’emporter à tous les coups -, développant un nouveau rapport au temps et à la vitesse, il se mit à raisonner à plus long terme.

Ses ambitions ne sont pas moins surdimensionnées qu’avant mais maintenant, Thomas sait que pour aller loin, il devra ménager le cycliste…

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Thomas a retrouvé le sourire et le plaisir d’appuyer…

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US CRETEIL – DE LA RIGUEUR & DU SERIEUX

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En route pour le Polygone de Vincennes avec le peloton (partiel) des minimes, cadets et juniors…

Le mercredi 15 octobre, fort de l’aval du Dr Jean-Marc Laborderie, j’ai participé à mon second entraînement avec Créteil. Dominique Sioul -- notre entraîneur -- s’étant envolé pour l’Australie afin de participer aux championnats du monde master, c’est en compagnie de Philippe Saude (à vélo) et d’un véhicule d’escorte et d’assistance que nous avons pris la direction du Bois de Vincennes où, à douze, nous avons pu effectuer un bon travail technique et un entraînement plutôt soutenu…

Accessoire Primordial

Du bon réglage d’un vélo

Parce qu’en ce moment je ressens quelques douleurs au genou, j’ai fait peaufiner les réglages de mon KUIPS à l’US Créteil où il est passé entre les mains d’un expert: Claude Chérod. L’œil affûté, il n’a pas mis longtemps, mètre en main, pour relever un nombre impressionnant d’anomalies et d’aberrations. Mon vélo qui n’avait pas les cotes idéales était par ailleurs réglé en dépit de toute logique cycliste, mécanique ou posturale. Jusqu’à mes cales qui, sur des chaussures par ailleurs trop grandes, n’étaient pas positionnées de façon symétrique ! Pour en arriver là, c’était bien la peine d’aller dans une boutique (chère) censée représenter l’excellence…

A l’US Créteil, pour me permettre de participer à l’entraînement dans de bonnes conditions anatomiques, Claude a d’abord pris une foule de mesures à l’aide d’instruments variés (mètre, fil à plomb, « compas »…) avant de décider des diverses pondérations que lui imposait le vélo et ses divers accessoires (longueur des manivelles, cotes du cadre…) puis de procéder aux réglages adéquat. Après la séance, il a repris mes mesures et les a intégrées dans un logiciel où il pourra (tous les deux mois environ) suivre leur évolution et décider des nouveaux réglages auxquels il devra procéder sur mon vélo.

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C’est parce que dans tous les registres du suivi des coureurs j’espérais un tel sérieux que j’avais décidé de changer de Club. Encore que ce soit dans de plus pénibles conditions que je ne l’imaginais tout d’abord, je ne regrette évidemment pas ce choix aujourd’hui.

Les leçons du jour

1 -- En cas de douleurs lors de la pratique cycliste (notamment chez les jeunes qui sont en pleine croissance et peuvent développer des biais structurels graves ou irréversibles) pensez à faire vérifier les réglages du vélo qui doivent évoluer au rythme de la prise de taille.

2 -- Parce qu’elles emprisonnent le pied et exercent ensuite leur logique contraignante à toutes les articulations de la cheville et du genou, ne négligez pas le réglage (longitudinal et latéral) de vos cales pour lesquelles il existe des normes de positionnement en fonction de la taille de la chaussure.



A GENOUX DEUX !

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IL Y A UN OS(GOOD-SCHLATTER) !

Le samedi 4 octobre, une radiographie de contrôle a permis de poser un diagnostic sur la douleur que ressentait Thomas : OSGOOD-SCHLATTER ! Ça ne vous dit pas grand chose ? A nous non plus ce nom ne disait rien qui vaille…

CINQ MOIS FERME !

Alors le radiologue nous a immédiatement mis au parfum : Cessation de toute pratique sportive durant quatre à cinq mois ! Tel fut son verdict : Cinq mois ferme ! Rien que ça !

THOMAS PREND PERPETE
Pour Thomas, la douleur au genou s’est immédiatement muée en souffrance psychologique. Son genou le lâchait. Et sous ses pieds, le sol s’est effondré. Pour un lascar de son acabit en effet, cinq mois sans faire de vélo, c’est une éternité… Mais pour son médecin de famille, l’éternité n’était pas encore assez… Lui a brandi la perpétuité !

C’EST VIOLENT !

« Plus de sport pendant trois mois ! » a déclaré le praticien, la douceur faite femme. Thomas s’est immédiatement réjoui car trois mois, c’était toujours deux mois de gagné sur le précédent diagnostic. Mais la dame était coriace et d’un optimisme à lui glacer les sangs. « Le problème, c’est que c’est une pathologie à récidives. Mercxx, tu connais ? », a-t-elle demandé pour créer la complicité. « Oui ! » a déclaré Thomas qui appréciait ses efforts de connivence. « Et bien, si tu rêvais de devenir Mercxx ou, comment s’appelle Hinault, tu peux oublier ! »

ROUE DE SECOURS

Thomas qui en pince plutôt pour Mark Cavendish, un pistard qui ne déteste rien tant qu’être en retard, a tout de même accusé le coup. Il n’avait pas fait tant d’efforts dans l’espoir de ne pas s’extraire du peloton ! Pour lui éviter de sombrer du côté sombre de sa personnalité passionnée, nous avons décidé d’aller voir un médecin du sport, un praticien qui connaisse les pathologies du cycliste, un homme qui comprenne la mentalité d’un compétiteur acharné…

« FESTINA LENTE »

Sur les conseils de l’U.S. Créteil, Thomas est donc allé consulter Jean-Marc Laborderie (59, avenue Victor Hugo -- 94100 St Maur des Fossés) qui s’occupa des petits et gros bobos des fonceurs de l’USC avant d’être chargé de remettre un peu d’ordre dans l’équipe Festina après ses dérives chimiques. Ayant pris connaissance du tableau clinique que présentait notre grande nouille, ce gaillard précis, sympathique et nettement plus optimiste que la généraliste prit un peu de recul pour proposer à Thomas de sortir du cadre dans lequel il était enfermé.

EN CONDITIONNELLE

Après lui avoir expliqué que ce type d’affection lié à l’effort avait pour origine le différentiel de croissance entre os et cartilages -- et Thomas a « pris » 10 cm en neuf mois sans manifester l’intention de les rendre -, « l’homme de l’art » a modulé le catastrophisme des avis précédents en pointant le fait que la pathologie repérée n’en était qu’à ses débuts et que si, sous l’effet de contraintes excessives, l’épine tibiale de Thomas commençait effectivement à se fragmenter, il pourrait tout de même récupérer l’intégrité de son articulation et continuer à pratiquer le sport qui le faisait vibrer… Sous certaines conditions !

« DU GROS BRAQUET TU CESSERAS D’ABUSER ! »

Remarquant que les douleurs du zoziau étaient survenues après qu’il eut changé de vélo et de braquet, le dr Laborderie conseilla à Thomas de faire peaufiner les réglages de sa monture par un orfèvre en la matière : Claude Chérod, le docteur ès mécaniques bien roulées de l’US Créteil. Ce préalable établi, le praticien s’employa à faire prendre conscience à Thomas de la chance qu’il avait d’être autorisé à rouler encore… et de la responsabilité qui lui incombait en contrepartie !

REAPPRENDRE A MOULINER…

Pendant quelques mois, au moins, il devait être attentif à ses sensations et prudent dans l’utilisation de ses développements. Compatissant, lui faisant valoir que la saison était justement à la récupération et donc, propice à une convalescence, Laborderie le consola d’avoir à lever le pied plutôt qu’à l’abaisser lourdement. Surtout, il insista sur le fait que s’il voulait se remettre d’efforts à l’évidence excessifs, Thomas devait se tenir en deçà du seuil de la douleur. Il pouvait continuer à s’entraîner mais il devrait mouliner un peu plus s’il sentait qu’il tirait trop gros. Pour autant qu’il consentirait à laisser filer le paquet si son genou se rappelait à son mauvais souvenir, le praticien l’autorisa même à participer aux compétitions…

Thomas se reprit à espérer…

 

Connaissez-vous le syndrome d’Osgood-Schlatter ? Savez-vous comment il peut évoluer ? Connaissez-vous des sportifs atteint de cette affection ? Avez-vous l’expérience de jeunes sportifs ayant continué à s’entraîner ? Comment ont-ils évolué par la suite ? Je vous remercie des infos que vous voudrez me communiquer.

 

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Eric & Thomas Valadier



ÇA VIENT !

 

UN CHAUD SENTIMENT
D’AISANCE ET DE MAITRISE

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5e journée Bruno Guerrero
Lieu : Avenue Joffre
93800 Epinay-sur-Seine
Date : 28 septembre 2008
Classement : 1er
Souvenir : Confiance, Sensations, Gestion, Victoire 

 

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LE PARCOURS

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Circuit urbain sans véritables difficultés, la course d’Epinay sur Seine déroulait, en légère pente, la très rectiligne et très roulante avenue Joffre, avant de bifurquer sur la droite sur le pont de la Résistance puis d’enchaîner par quelques virages agressifs qui faisaient passer les coureurs par la rue de Nancy, avant de leur faire emprunter celle des Carrières pour finalement débouler sur l’avenue Joffre où était donné le départ et sur laquelle se disputerait l’arrivée. Long d’environ 1,5 km, le parcours n’était cependant pas dépourvu de pièges ou de sections qui, à la longue, pouvaient se révéler usantes pour les coureurs. Qu’on en juge.

  1. Long et pentu, le pont de la Résistance n’aurait évidemment pas éprouvé les jeunes compétiteurs s’ils ne l’avaient avalé qu’une seule fois mais tant les Poussins que les Pupilles ou les Benjamins, tous devaient le franchir à plusieurs reprises (respectivement deux, quatre et six fois). Et de cette répétition sélective, leurs cuisses de poulets étiques firent le douloureux décompte.
  2. La section suivant le pont comportait quelques zones pavées qui, sans pouvoir se comparer à celles de l’enfer du Nord, se révélèrent d’autant plus délicates à négocier que l’une d’entre elles se situait dans un virage à angle droit.
  3. La rue de Nancy n’aurait mérité aucune remarque particulière si, anticipant le virage à 30° par lequel s’ouvrait la rue des Carrières, les stratèges et les costauds du peloton ne s’y étaient âprement disputé le privilège d’aborder la difficulté en tête. Autant dire qu’on y assista à de véritables sprints et que ça frotta pas mal dans ce coin par ailleurs paisible.
  4. Affligée d’une chaussée débridée et comportant de nombreuses grilles d’égout potentiellement dangereuses, la rue des Carrières était loin d’être irréprochable. Elle l’était d’autant moins que perversement, elle se terminait même par un pif-paf étréci et technique qui devant être négocié sur un revêtement déformé au point d’en être tout gondolé…

AVANT-COURSE

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Thomas 1

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Un Poussin (Yannick), un Pupille (Aurélien), un Benjamin (Thomas)… à Epinay, ils n’étaient pas très nombreux les jeunes de Gagny ! Ils n’en furent que plus proches. Que ce soit pour tuer le temps ou pour reconnaître le parcours, Aurélien et Thomas restèrent collés l’un à l’autre tandis que Yannick, longtemps solidaire, finit par aller faire un tour de piste en compagnie de jeunes de son âge et des membres de son futur Club, l’E.C. Aulnay.

De son côté, encore qu’il ne faisait mine de rien, Thomas ne manqua pas de remarquer la présence de ses futurs coéquipiers de l’U.S. Créteil. Pour sa dernière course de la saison, et pour sa dernière course sous les couleurs de l’U.S.M. Gagny, il était plus que jamais motivé, désireux de briller… et impatient de s’élancer dans cette course qu’il sentait à sa portée.

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GO YANNICK ! GAURELIEN !

Soutenus par leur père ou leur mère, encouragés par moi-même et leurs deux coéquipiers qui ne couraient pas, Yannick puis Aurélien s’élancèrent pour tenter de s’imposer parmi leurs pairs. S’ils n’y parvinrent pas, ce ne fut certainement pas faute de motivation car nous savons ces jeunes gens volontaires et talentueux et les avons déjà vu monter sur le podium. Le mieux classé des deux ne put faire mieux que rentrer dans les dix ! Gageons que vexés par leurs contre-performances, ces graines de champions n’en seront que plus motivés durant la saison de cyclo-cross !

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THOMAS MAITRISE SON SUJET…
Portrait d’un jeune passionné en virtuose du braquet

Après avoir taquiné le vainqueur à Clichy puis à Aulnay, brillé à Stains puis à Aubervilliers, après avoir très honorablement défendu ses chances à St Barthélémy en dépit d’un problème de braquet, Thomas était très désireux de savourer une nouvelle fois l’excitation de la lutte et la griserie de la victoire.

Fort, confiant, résolu et maître de ses émotions, il attendait maintenant que soit donné le signal du départ. Lorsque celui-ci retentit, tel un fauve il bondit. Tous ses sens en alerte, tous ses muscles bandés, il se lança d’emblée vers les avant-postes. L’œil acéré et en pleine cohérence avec sa machine, il se choisit des trajectoires audacieuses avant de contribuer à durcir immédiatement la course. En sa compagnie, il y avait non seulement Teddy, son challenger habituel, mais de nouveaux et plus redoutables adversaires (notamment un gars de l’US 97 Villeneuvoise -- une équipe comportant de nombreux éléments de talent -, quelques loustics repérés dans de précédentes courses et deux futurs co-équipiers de l’US Créteil…) en compagnie desquels il joua à l’inlassable jeu du chat et de la souris.

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Ce fut un véritable plaisir de voir courir Thomas ! Physiquement et psychologiquement on le sentait vraiment très fort. Loin de s’échapper à des centaines de mètres devant la foule de ses concurrents comme il le fit à Stains et Aubervilliers où il remporta ses premières victoires, on le vit, au contraire, mêlé à eux, menant, bouchant les trous, surveillant ses adversaires, les contraignant à le prendre en chasse ou profitant de leur motivation pour se protéger… Bref, il joua avec brio de toute la gamme des ficèles qui font le bon coursier.

 

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Dangereux, opportuniste, il fit une course pleine de maîtrise et d’audace, de courage et de virtuosité. S’il l’avait vu courir, je suis sûr que Gérard Dendecker, son entraîneur, aurait été fier de lui. Son élève faisait honneur à son enseignement et mettait intelligemment en œuvre ses conseils mille fois ressassés et finalement intégrés…

 

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Mais où est donc passé Jonathan, le coureur du
VCCB ? Alors qu’il virait au bout de Joffre pour
entamer « l’ascension » du pont de la Résistance.
Le coureur est sorti de la route pour aller se
fracasser dans les barrières de sécurité. Thomas
qui était dans sa roue a heureusement évité la chute
tandis que Jonathan, choqué, s’en sortait sans gravité.

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Le sprint gagnant…
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UN MINIME & UNE CADETTE PASSIONNES

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Après les courses « Ecole de Cyclisme », ce furent ensuite aux minimes, puis aux cadettes de courir après la victoire. Dans la catégorie « Minimes », avec toute la hargne qu’on lui connaît, c’est Ludovic qui défendit les chances et les couleurs de l’USM Gagny. Ce coureur qui s’entraîne seul -- mais l’année prochaine lui aussi change de Club pour rejoindre le VCCB de Clichy-sous-Bois -- parvint -- et l’exploit n’est pas mince ! -- à se classer 14e d’une catégorie au sein de laquelle la concurrence est rude. Pas mal pour un trompettiste !

Chez les Cadettes, Epinay recevait de significatives délégations étrangères -- la CAIXA NOVA du Portugal et le TEAM WALLONIE dont il n’est pas nécessaire de préciser la provenance -- qui contribuèrent à durcir une course dans laquelle Ingrid, la cadette de l’USMG, ne put que sauver les meubles.

 

APRES-COURSES

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Après sa victoire, Thomas fut salué par l’un des membres de l’US Créteil qui vint le féliciter et s’enquérir si c’était lui le Benjamin de Gagny qui devait les rejoindre pour la saison nouvelle.

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Et tandis que Thomas allait recevoir son bouquet et sa coupe, aux côtés de Louis -- un autre membre de l’US Créteil avec lequel il avait eu l’occasion de rouler durant les grandes vacances -- c’est Yannick qui garda son vélo tout en rêvant d’être un jour à sa place…

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Les leçons du jour

a) Gagner avec ses jambes c’est bien. Gagner avec sa tête c’est beaucoup mieux.

b) Certains adieux ressemblent à un rendez-vous.
c) C’est lorsque l’on croit que son application et ses efforts vont enfin pouvoir porter leurs fruits que tout peut s’effondrer…